• Performance

julien desprez

acapulco redux

jeudi 8 mars

20h30

Julien Desprez est un guitariste aux multiples facettes, membre de DDJ, Radiation 10, Linnake, et pilier créateur du collectif COAX, très vite repéré comme le vivier de la nouvelle génération tournée vers les musiques expérimentales et performatives. 

Comme dans ses précédents projets, Acapulco Redux interroge l’organisation formelle du concert et propose une performance musicale au croisement des esthétiques et disciplines artistiques. S’inspirant des claquettes, Julien Desprez reproduit le jeu de pied caractéristique de la danse sur ses pédales à effets et associe dans ce solo le son, l’espace et la lumière. Trois barres de LEDs blanches très puissantes et réactives, actionnées grâce à des pédales, génèrent une lumière qui vient soutenir le propos musical. L’ensemble des pédales musicales et lumineuses sont éparpillées sur le plateau pour créer différents espaces, profondeurs, et proposer des angles de vue différents. Ce dispositif cisèle l’écriture du son, du temps et de l’espace, et transforme la guitare en une batterie, un organe, un instrument modifiable et déployable à souhait.


Julien Desprez – guitare électrique

Né à Paris, il commence la guitare en autodidacte à l’âge de 16 ans. Il intègre ensuite les conservatoires de Yerres et de Montreuil d’où il sort avec un D.E.M et une médaille d’or jazz. Parallèlement, il participe à des concerts qui lui donnent l’occasion de côtoyer : Charlie Haden, François Jeanneau, Tortoise, Louis Sclavis, Stephane Payen, Guillaume Orti, Benoit Delbecq, Han Bennink, Edward Perraud, Hubert Dupont, Rob Mazurek, Jeff Parker, Gilles Coronado, Beñat Achiary, David Grubbs, Doug Wamble, Marc Ducret, Sylvain Darrifourcq, Thomas Depourquery, Eve Risser, Mederic Collignon, Magic Malik, Emmanuel Bex, Hasse Poulsen.
Membre co-fondateur du Collectif Coax, coopérative de musiciens basée à Paris et créée en 2008, récemment labellisée « Compagnies Nationales » par le Ministère de la Culture et de la Communication, son travail se situe aujourd’hui autour de tous les questionnements existants au sein d’un espace scénique, à travers le corps, l’espace et la lumière, mais où le son demeure central. Évoluant entre arts sonores, performance et musiques improvisées contemporaines, à mi-chemin entre la chorégraphie – sans pour autant être dansées –, la scénographie et le concert, les performances qu’il crée sont le fruit de cette réflexion : les musiciens sortent de leur simple position de créateurs de son et sont poussés à assumer et utiliser pleinement leur corps.

Sa rencontre avec Grégory Edelein autour de son projet « Déconcerter » a été déterminante. Cela été l’occasion d’une réflexion et d’une pratique autour du corps du musicien. Intention qu’il continue à travers Acapulco ‘Redux’.

 

Gregory Edelein - mise en scène, scénographie 

Né en 1978 à Toulouse, il vit actuellement à Bruxelles. Après deux années de sociologie, il se forme pendant cinq ans au sein de l’école nationale supérieure des Arts du Cirque (CNAC) en France, puis travaille pendant plusieurs années avec différents chorégraphes, notamment Pierre Rigal et Aurélien Bory, ou Koen Augustijnen des ballets C. de la B. en Belgique.

Depuis 2010, il développe ses propres projets et se rapproche des arts visuels. Son travail s’axe autour de la photographie, la vidéo, l’édition de livres ou l’organisation d’interventions dans l’espace public. Son projet charnière est « Déconcerter », performance chorégraphiée pour 3 musiciens réalisée dans le cadre du Tanzplan Germany, au cours duquel il rencontre Julien Desprez.

Depuis trois ans, son projet “(entre)” investit les qualités spatiales, symboliques, historiques ou politiques du signe parenthèse. Une sorte de tentative absurde pour établir de nouveaux liens entre typo- et topo-graphie. Il prépare actuellement un livre sur le voyage à vélo (de Bruxelles à Florence) qu’il a entrepris pour aller consulter le manuscrit de 1399 contenant la première parenthèse attestée.

Parallèlement à ses activités dans le spectacle et l’art contemporain, il prend part à des démarches collectives autour des notions d’espace public, du paysage, de la finance et du capitalisme ; il continue aussi à s’intéresser à de nouvelles techniques et médias pour en venir aujourd’hui à approfondir ses connaissances dans l’ébénisterie et le design bois.