Pleix

25/09/2004 - 15/01/2005

Ouverture du Cube

Illustrations, installations vidéo, musique électronique

Dès son ouverture en 2001, Le Cube a soutenu et montré le travail du collectif de création Pleix à travers ses soirées vidéos et ses Dimanches du Cube. Il était donc naturel pour Le Cube de mettre à l’honneur Pleix dans une exposition où se révèle toute l'étendue de son talent.

Pleix est un collectif artistique composé de sept personnes issues du graphisme et de la musique électronique. Il alterne réalisations de clips et de publicités de commande avec des projets artistiques plus personnels. En seulement 3 ans d'existence, Pleix a su imposer son style. La complémentarité créative de ses membres et les différentes techniques qu’ils utilisent permettent d'obtenir des vidéos où l'esthétique et le scénario sont traités avec la même attention. Leurs films mélangent souvent 3D, 2D, illustration, typographie, musique, photographie, etc.

Dans ses vidéos comme dans son travail graphique, Pleix développe un univers futuriste basé le plus souvent sur la critique, la dénonciation ou la mise en avant d'un fait de société. A travers ses images percutantes, le collectif entend sensibiliser le public aux grandes craintes de notre époque comme la pollution, l’omniprésence de la consommation dans les sociétés occidentales ou encore la peur de la déshumanisation.

Le Cube et Pleix ont choisi de travailler autour d'une scénographie particulière qui permet au spectateur de découvrir ou de redécouvrir sous un jour nouveau, différents travaux installés de façon inédite. Un espace «consommation » présente les vidéos Pride’s Paaranoïa et Itsu, un espace «Bleip» est dédié aux clips du groupe de musique électronique du même nom, un espace «identités » diffuse les vidéos Beauty kit, El Salvador et E-baby, deux « espaces singuliers » mettent en scène les vidéos Simone et Sometimes. Enfin, un espace «Pleix au travail» présente les coulisses de Pleix avec le dernier clip des Basement Jaxx et des surprises.

Commissariat : Carine Le Malet / Scénographie : Pierre Hespel  / Création graphique et signalétique : Pleix
Conception technique :  Emmanuel Reveillere assisté d’Anouk Savoy et Marie Blanc
Cette exposition à été réalisé avec l’aide de Lætitia Rouxel

ESPACE BLEIP :

BLEIP
Bleip est une formation musicale qui naît d'une collaboration entre artistes (graphistes designers, artistes 3D, musiciens...) et faisant partie du collectif Pleix. Avec son premier mini-album, la musique électronique de Bleip dépasse les clivages et nous entraîne dans des univers à la fois ludiques et étranges. Une combinaison d'accidents sonores et de douces mélodies dévoile une musique mutante où le son et l'image s'unissent dans un ballet minimaliste. www.bleip.com

No
2'53, Musique de Bleip / Sound Silent records (2001)
Une esthétique minimale, des mots, des formes simples aux couleurs vives épousent des dé-constructions sonores. Le principe est la fusion d’éléments dans un dispositif basé sur l'aléatoire et la contradiction.

More

3'26, Musique de Bleip / Sound Silent records (2001)
Une « profusion / confusion » de contradictions visuelles et sonores exacerbées produisent un effet hypnotique sur le spectateur. Le son et l'image se rejoignent alors sur un même territoire : celui d'un ballet unifié.

Clicks
3'30, Musique de Bleip / Sound Silent records (2003)
De manière ludique, Pleix offre ici un agencement symétrique de formes, de couleurs et d'objets. De ces compositions foisonnantes émerge une poésie de la banalité conférant aux objets qui nous entourent une nouvelle existence. Une musique complice et dynamique invite ces "êtres" à l'autonomie et à la danse.

ESPACE IDENTITÉS :

BEAUTY KIT
2'16, Musique de Bleip (2001)
Beauty Kit est une série de quatre publicités pour des kits de chirurgie esthétique destinés à de très jeunes filles. Ce projet joue sur les limites et sur l’ambiguïté d’un tel produit. Une combinaison soignée de dessins et de couleurs harmonieuses renforce cette duplicité des formes et du sens.

EL SALVADOR
3'12, Musique de Athlete / Parlophone records (2003)
El Salvador traite de la perte d’identité dans une société où toute chose, y compris la culture, tend à devenir un produit marketing, un bien de consommation ordinaire. Agissant comme un miroir déformant, Pleix exagère graphiquement et symboliquement, mais toujours avec humour, ce qu’il juge être des dysfonctionnements. Dans ce film de commande, apparaissent des extraits de leur vidéo Beauty Kit.

E-BABY
3'53, Musique de Bleip, (2003)
Avec E-baby, Pleix souhaitait travailler sur le thème des automates et des poupées. Coppelia, le célèbre ballet tiré des contes d’Hoffman, et l’univers plastique de l’artiste surréaliste Hans Bellmer ont inspiré ce projet.  A travers l’histoire d’une relation désincarnée entre une mère et son enfant, E-baby traite des relations humaines dans un monde où le rapport à autrui passe de plus en plus par des outils de communication impliquant une distance (téléphone, texto, Internet, etc.). Cette distance permet-elle d’éprouver les mêmes sensations dans son rapport à l’Autre ?

ESPACE CONSOMMATION :

Pride’s Paranoïa
3'15, Musique de Futureshock / Parlophone records (2003)
Dans Pride’s Paranoïa, un homme se transforme en produit et attire vers lui des biens de consommation. Il commence dès lors à haïr la civilisation et essaie de s'enfuir en tentant d'atteindre le ciel. Inspiré par les mangas japonais et les influences cyberpunk chers à Pleix, ce film pose clairement la question de l’identité dans un monde où de plus en plus de personnes se sentent exister par le simple fait de consommer.

Itsu
3'40, Musique de Plaid / Warp records (2002)
Dans la continuité de Beauty Kit, et toujours de manière humoristique, ce travail constitue une parabole sur l'hystérie de notre société de consommation. Pleix adopte ici un langage visuel qui brouille les relations avec la réalité et provoque un étrange malaise.

ESPACES SINGULIERS :

SIMONE
2'26, Musique de Bleip (2001)
Inspiré du jeu Simon, ce projet montre les rapports joueur / jeu. Sous l'effet d'accidents techniques, de tensions et de déflagrations de l'image et du son, le corps du personnage est soumis à des mutations. Ce corps mutant, incontrôlable, permet l'immersion du spectateur dans une autre réalité : celle du jeu.

SOMETIMES
3'02, Musique de Kid606 / Mille Plateaux Records (2003)
Sometimes est avant tout un travail sur la destruction. La catastrophe des tours du World Trade Center est à l’origine de ce projet, mais il est également inspiré par la scène de l’explosion dans Zabriskie Point, le film de Michelangelo Antonioni. Loin de toute analyse politique, Sometimes s’intéresse aux aspects purement matériels résultant d’une explosion. De toute destruction émerge-t-il une évolution ?

ESPACES “PLEIX AU TRAVAIL” :

Pleix comme vous ne l’avez jamais vu ! Sorte de making off, L’espace «Pleix au travail» présente des projets, des études, des travaux préparatoires encore jamais exposés. Et en exclusivité pour Le Cube, Pleix nous réserve la primeur du dernier clip des Basement Jaxx.