To be or not, 
to be that is the question / Vivre aujourd’hui et demain

16h30-22h

Table-ronde + performance dans le cadre de « Le science se livre 2015 » en partenariat avec Décalab.

La célèbre phrase dans Hamlet est traditionnellement traduite par : « Etre ou ne pas être, telle est la question », signifiant par là que la mort est l’énigme. Jean-Christophe Averty proposait une autre traduction. La place de la virgule change le propos : « To be or not, to be that is the question ». Ce qui donne cette traduction : « Etre ou ne pas être, être est la question ».

D’antiques questions, comme celle de l’immortalité, ressurgissent en ce début du XXIe siècle, et se croisent avec des questionnements plus récents qui les transforment : le vivant est-il programmable ? Comment définir le temps du vivant ? Et, lorsque l’on a redéfini le vivant, comment définir la mort, le non-vivant ? La mort existe-t-elle vraiment ? La vie est-elle un concept inadéquat pour penser les mutations ?

Dans le cadre de la manifestation La science se livre, organisée tous les ans par le Département des Hauts-de- Seine, Le Cube vous propose - en partenariat avec DécaLab - de comprendre les mutations par le prisme de cette question : la vie ! Comment se définit-elle aujourd’hui ? Que nous réserve l’avenir ? De nombreuses questions seront explorées lors de cette programmation, avec des artistes, chercheuses en Sciences Humaines, scientifiques qui évoqueront ce que sont les imaginaires du vivant.

PROGRAMME

17h : Introduction par Natacha Seignolles, directrice de DécaLab.

17h-19h : Table-ronde et débat « Raconter et fabriquer le vivant »
Cette table-ronde animée par Manuela de Barros (philosophe et théoricienne de l’art) abordera le vivant par le prisme des projets d’artistes. Avec la biologiste Catherine DargemontMarion Laval-Jeantet et Catherine Nyeki qui ont mis au cœur de leur création cette question de la vie.

20h30 : Performance Aurelia 1+Hz / proto viva sonification de Robertina Šebjanič suivie d’un débat avec Annick Bureaud, critique d’art.
Après avoir vécu à travers les océans depuis plus de 650 millions d’années, sans jamais être en voie de disparition, les méduses sont source de recherche, notamment pour la médecine générative. Certaines espèces sont même devenues naturellement immortelles. L’éternité de la méduse a alimenté les plus anciennes pensées humaines sur la vie éternelle, sur la quête de la mythique fontaine de jouvence. Aujourd’hui, les nouvelles possibilités de la biotechnologie réalimentent ces vieux débats et exigent de nous une nouvelle redéfinition critique des valeurs sociales. Car avant de chercher à tout prix à prolonger la vie, il est important de comprendre quelles en sont les conséquences.

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