Trilogie de la mort / Éliane Radigue

07/02/2014

19h30

Dans le cadre de la manifestation "La science se livre", organisée par le Conseil Général des Hauts-de-Seine, Le Cube vous invite à la diffusion exceptionnelle de l’œuvre La Trilogie de la mort de la compositrice Éliane Radigue par Emmanuel Holterbach.

"La musique d’Éliane Radigue est une expérience envoûtante du temps et de l’espace. Composée d’amples flux de vibrations, elle est à la fois monumentale et infiniment discrète. Tel un miroir pour l’esprit, elle dévoile “ces étranges rivages de nos paix ignorées”, comme l’a écrit Gérard Fremy. Dès ses premières compositions à la fin des années 60, elle a développé une œuvre unique en son genre, en toute indépendance des esthétiques en vogue. Pionnière des musiques électroniques, elle a exclusivement travaillé avec ce médium jusqu’en 2000. Elle travaille aujourd’hui avec les sons acoustiques d’instruments classiques."

Extrait du texte Un portrait d’Eliane Radigue par Emmanuel Holterbach

 

"TRILOGIE DE LA MORT" D’ÉLIANE RADIGUE / MUSIQUE POUR ARP SYNTHESIZER
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CHAPITRE I (61’22) KYEMA
États intermédiaires ... À mon fils, Yves Arman Inspiré du texte-racine du Bardö-Thödol (Le Livre des Morts Tibétains), cette œuvre évoque les six états intermédiaires qui constituent la « continuité existentielle » de l’être.

I - Kyene – Naissance

II - Milam – Rêve

III - Samten - Contemplation - Méditation

IV - Chikaï - Mort

V - Chönye - Claire Lumière

VI - Sippaï - Traversée et Retour
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Achevé au studio de l’auteur, Paris, en octobre 1988. Kyema a été créé en décembre de cette même année au New Langton Arts à San Francisco.


CHAPITRE II (56’08) KAILASHA
La double source d’inspiration de cette pièce évoque le paradoxe de certains dessins d’Albers ou d’Escher dans lesquels un élément des volumes devient le sas ou l’interface/interphase qui livre l’accès à un autre espace volumétrique à la fois logique et paradoxal. D’abord intitulé "Hereafter", KAILASHA en réfère à une expérience puisée dans le réel vécu, mais est également la transposition d’un parcours imaginaire autour de la montagne la plus sacrée des Himalayas, le Mont Kailash, considéré comme l’une des voies d’accès à une autre sphère d’existence.
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Achevé en 1991 au studio de l’auteur, Paris, en 1991. Créé à l’Experimental Intermedia Foundation, New York, le 16 mars 1991.


CHAPITRE III (51’17) KOUME
"Ô Mort,où est ta victoire ?" (Corynthiens XV) Œuvre de cendres - Des cendres de l’illusion devenue lumière Des-cendres au plus profond des sources de la vie. Là où naît la Mort, où Mort devient Naissance. Activement re-commencement - Eternité d’un perpétuel de-venir.

I - « Certainement l’homme se promène parmi ce qui n’est que l’apparence » (Psaumes XXXIV#7)

II - "Qua resurget ex favilla judicandus homo reus" (Messe de Requiem)

III - “Have lightning and thunders their fury forgotten” (Passion selon Saint Mathieu)

IV - « Ô Mort, où est ta victoire ? » (Corynthiens XV)
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Commande réalisée au Studio CIRM à Nice en 1993. Création au MANCA, Nice, le 14 novembre 1993.

 

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