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édito n°1 - empathie

Dans son dernier ouvrage « Une nouvelle conscience pour un monde en crise – vers une civilisation de l’empathie », l’économiste américain Jeremy Rifkin nous invite à repenser la société dans une approche aussi radicalement nouvelle qu’a pu l’être celle des philosophes des Lumières en leur temps. Il place l’empathie au coeur de ce projet, comme vecteur d’une nouvelle conscience biosphérique.

Mais le psychiatre et psychologue Serge Tisseron, dans son ouvrage « L’empathie au coeur du jeu social », pointe notre faculté à renoncer si facilement à l’empathie alors qu’elle est si profondément enracinée en nous. D’où viennent donc les forces qui nous en éloignent ? Comment réveiller l’empathie pour penser global et agir local, et pour qu’émerge une conscience collective qui seule, selon Rifkin, peut nous permettre de relever les grands défis à venir ?

Les nouvelles technologies peuvent peut être nous y aider, en suscitant de nouvelles dynamiques d’interaction sociale, de mutualisation des connaissances, de mémoire collective, d’expression participative… Mais elles peuvent aussi nous rendre plus égoïstes, indifférents et isolés dans les virtualités d’une société de l’image ou relation rime souvent avec consommation. Le numérique est-il une chance pour construire une société de l’empathie ? Comment ? La Revue du Cube vous invite à répondre à cette question.


Nils Aziosmanoff