La Revue

N°14 - juin 2018

Édito

Nils Aziosmanoff

Croyances, cultures, religions ou politiques constituent des récits communs qui fondent et animent les sociétés humaines. À travers les âges, ils ont permis de développer la coopération au sein d’organisations en réseaux, de plus en plus vastes et complexes. Ces récits forment les réalités intersubjectives, les représentations d’où émane l’action collective, sans lesquelles nous n’aurions pu élargir les communautés originelles. Mais ce puissant vecteur d’évolution porte un paradoxe : si le récit permet d’étendre les liens qui nous relient les uns aux autres, il est également ce qui nous enferme dans l’enclos de nos imaginaires. Il est à la fois le territoire et son horizon. C’est pourquoi, le récit est un processus vivant, dynamique, toujours à interroger. Depuis la nuit des temps, cette féconde réinterprétation prolonge le chemin de notre émancipation.

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