Woodie Tat

Sur les traces de John Cage, qui proposait de « relier l’art à la vie », Woudi Tat développe depuis vingt ans des créations posant ce mot d’ordre comme précepte. Utilisant les technologies numériques comme instrument de son art depuis ses premiers travaux, questionnant autant le rapport scène/salle, amateur/professionnel, espace privé/espace public, ouïe/vue, il a été amené à bouleverser les hiérarchies pour travailler autant le fond que la forme dans une dimension horizontale et non plus verticale.

Il se réfère à un art social pour proposer au public des comportements et des perceptions différentes afin de combattre la passivité et la dépendance, le conditionnement idéologique, tout en développant les capacités de création, de perception, de réflexion, d’analyse et d’action.
Sous la forme d’un art relationnel, il engage le public dans des processus collaboratifs pour le mettre au centre du projet comme sujet-même.
Son acte artistique s’inscrit dans une dimension politique et durable, en prenant en compte l’équité sociale, l’environnement et l’économie. À ce titre, il investit l’espace de la santé, de l’éducation et de la recherche scientifique.

Il s’appuie notamment sur un dispositif de communication augmentée, l’haptophone, inventé il y a douze ans, qui révèle les cellules du toucher physiologique comme capteur numérique pour créer de la musique. Ce sortilège crée de la synesthésie en associant le toucher à l’ouïe et permet à tout à chacun, du plus jeune au plus âgé, du plus valide au plus handicapé, d’être acteur et créateur de l’interaction que produit l’outil, du plus petit morceau de peau au corps tout entier. Outil de lien à l’autre, l’haptophone est un prétexte à nourrir la démarche artistique de Wouid Tat, de l’image au son.

Woodie Tat

Coproductions

Utopies d’enfance, 2008

La danse des ombres, 2009

  • Utopies d'enfance

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  • La danse des ombres

  • La danse des ombres

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